La Guilde Saint Georges
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 une éuipe dans les Balkans

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Philippe
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MessageSujet: une éuipe dans les Balkans   une éuipe dans les Balkans Icon_minitimeMer 17 Juin 2009 - 21:44

Tadaa ! eh oui, ça y est, j'en avais parlé, je l'ai fait...

Bon pas de bol pour vous j'ai commencé à masteriser à Warhammer à Mitrovica (ça en fait des "à" à la suite!).

Coup de bol pour moi j'ai trois joueurs, je vais peut être même en avoir 5 ! Et après la soirée d'initiation et de création de persos, ils me réclament une fréquence de jeu plus élevée que 1x par semaine.
En bref j'ai un halfeling pilleur de tombes, un milicien nain et un spadassin humain (Flo) qui viennent d'arriver de la province en péniche à Nuln, l'ancienne capitale impériale.
(soit dit en passant ils ont envisagé de prendre d'assaut la péniche qui les transportait sur le fleuve le plus fréquenté de l'empire... et on mis la soirée à trouver une auberge. Je crois que je n'ai pas fini de me marrer...)
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Philippe
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MessageSujet: Re: une éuipe dans les Balkans   une éuipe dans les Balkans Icon_minitimeMer 17 Juin 2009 - 21:47

Oyez! Oyez! voici les péripéties de ceux qui eurent le courage de se lancer à la découverte de l'empire!

LES EGOUTS DE NULN :

Trois jeunes provinciaux, sans aucun point commun, si ce n’est leur naissance dans les contreforts montagneux du sud de l’empire, se retrouvèrent un jour de printemps seuls passagers d’une péniche sur le majestueux Reik, le plus grand fleuve de l’empire, à destination de Nuln.


Rien ne semblait devoir rapprocher ces trois gaillards mais leur promiscuité, leur oisiveté pendant ces quelques jours et leur but commun eurent vite fait de les réunir.

Riptalc le halfling s’appropria rapidement la cuisine du bord, au grand plaisir des passagers et des marins et à la grande satisfaction du jeune marin chargé de cette corvée. Même le taciturne et vieux capitaine se dérida, sortit des bouteilles de vin et ne tarit plus de raconter ses péripéties en 20 ans de navigation fluviale. Il fit les descriptions des grandes villes impériales : Nuln la vénérable, ancienne capitale, Altdorf l’immense, siège du pouvoir actuel et Marienburg, à l’embouchure du Reik par laquelle passe toutes les marchandises.

Pendant le voyage le nain réussit finalement à dissuader l’halfling, qui avait rallié le saltimbanque humain à ses idées, de prendre le commandement de la péniche par la force et de piller la cabine du brave capitaine.

Ils arrivèrent en soirée dans les faubourgs de Nuln, le fleuve s’était rétrécit entre les berges couvertes de constructions en pierres et en bois, il ne faisait plus qu’une centaine de mètres et grouillait d’embarcations de toutes tailles.

L’homme, le nain et le halfling prirent congé du capitaine et se rendirent à l’auberge qu’il leur avait indiquée. La salle principale, en contrebas de la rue, était animée, enfumée et surtout comble. L’aubergiste les accueillit en bon commerçant, fit se tasser quelques clients afin qu’ils puissent manger, "et boire!" s'écria Rorangrom le nain, puis les informa qu'il n'avait plus aucune chambre de libre.

- Vous aurez beaucoup d'mal à trouver une chamb' c'tantôt! Y'a l'marché annuel à Nuln. Y'a tout qu'est plein!"

Quelques heures plus tard nos trois voyageurs erraient toujours à travers les rues maintenant désertes de la vaste cité quand un homme se présenta à eux à la sortie d'une des nombreuses tavernes visitées :

- Honorables voyageurs, je me permets de vous aborder car j'ai cru r'marquer que vous trouvez pas de lieu pour la nuit. Et ben mon cousin à une auberge, mais comme elle est pas sur les passages il m'envoie par les rues chercher les voyageurs. Pour 2 pistoles je vous y mène et vous assure un lit au sec et au chaud."

Après de nombreuses tergiversations et questions ils consentirent à suivre l'homme. Ils approchaient de la mi nuit!

L'homme les conduisit par des ruelles de plus en plus noires, étroites et sales. Pour couper au plus court et rejoindre le quartier derrière leur annonça t-il. Les trois jeunes imprudents se méfiaient de plus en plus, et bien leur en prit, car, arrivé devant une porte faiblement éclairée, l'homme s'y engouffra en annonçant :

- vous êtes arrivés!"

Puis la porte claqua.

Quatre silhouettes encadrèrent l'homme, le nain et le halfling.

- jetez vos armes et votre argent à vos pieds et reculez, ainsi vous aurez la vie sauve." Annonça calmement une des ombres armées de gourdins.

Evidemment Rorangrom chargea immédiatement et frappa l'un des malandrins avec sa masse d'arme. Le combat tourna rapidement à l'avantage des voyageurs et même le dernier blessé n'eut pas le loisir de fuir très loin. Pendant que Léo, le bateleur, et Rorangrom, le nain, fouillaient les corps, en achevaient certains encore agonisant, Riptalc tentait de crocheter la serrure de la porte par laquelle leur guide avait disparu : ils n'allaient pas laisser ce malfrat s'en tirer !

Mais soudain le halfling s'interrompit :

- c'est bizarre j'entends des bruits de pas qui marchent tous ensemble et accompagnés de cliquetis métalliques qui se rapprochent…

- hein? S'écria Léo, vite on dégage ! C'est la garde! "

Ils s'enfoncèrent dans des ruelles sordides, marchant longtemps parmi les détritus. Finalement de ruelles plus larges en rues plus éclairées ils rejoignirent un quartier plus fréquentable et allèrent à nouveau frapper à quelques auberges.

- là bas, une autre enseigne, signala Léo, et on dirait qu'il y a une lumière derrière la porte!"

Ils frappèrent à la porte.

- C'est ouvert!" Répondit une voix.

Mais Léo tourna la poignée et poussa sans résultat.

- faut pousser fort, elle coince!"

- laisse-moi faire", intervint Rorangrom en écartant le jeune homme. Il prit son élan et donna un grand coup d'épaule dans la porte qui s'ouvrit dans un grand craquement.

- et voilà!"

- messieurs, que puis-je pour vous? Demanda un vieil homme dégarni aux dents gâtées.

- on cherche une chambre!

- vous avez de la chance, j'allais me coucher et il me reste justement une chambre à quatre lits avec vue sur le canal, ça vous fera 12 pistoles chacun, en plus des trois couronnes pour la porte.

- comment ça trois couronnes pour la porte? C'est vous qui avez dit de pousser!

- oui, mais en tournant la poignée avant !

- moi je paye pas 12 pistoles pour une auberge aussi pourrie! s'exclama le halfling.

- bon je paye, bougonna le nain.

- et bien messieurs bienvenue au "Ruffian"!
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Philippe
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MessageSujet: Re: une éuipe dans les Balkans   une éuipe dans les Balkans Icon_minitimeMer 17 Juin 2009 - 21:51

Le nain se coucha directement alors que Riptalc et Rorangrom entreprirent de visiter les toits. Le canal en contrebas s'avéra être une évacuation des eaux usées, avec les odeurs que cela implique. Après plusieurs chûtes et rattrapages mutuels sur un toit en mauvais état, ils constatèrent que l'autre fenêtre donnant sur le toit était verrouillée et donnait sur une chambre occupée. Finalement ils allèrent se coucher.

Bertoldo Vasari, voleur minable, les avait repérés lors de leur entrée dans l'auberge. Comme ils n'avaient pas bloqué la fenêtre, il put facilement s'infiltrer dans la chambre. Après avoir soulagé le nain et l'homme de spectacle de leurs bourses, il se rendit compte qu'il avait réveillé le halfling.


Il se précipita par la fenêtre pendant que Riptalc se saisissait de sa fronde. Léo se réveilla quand l'halfling se retrouva coincé en travers du rebord de fenêtre. Après avoir tiré le petit homme à l'intérieur il sortit sur le toit, aperçu le voleur qui courait et lança vainement une dague au moment ou l'homme en cape noire bondissait sur le toit voisin. Mais celui-ci avait quelque peu mal jugé de la distance, ou était-ce l'affolement? Toujours est-il que ses jambes pendaient dans le vide et qu'il était accroché à la gouttière.

Léo bondit sur le toit par-dessus le tire-laine, se retourna et, dans un probable élan de compassion afin de lui éviter une chute de 5m, l'épingla sur les tuiles à l'aide de ses deux dagues restantes.

Après avoir constaté que le voleur était passé de vie à trépas, le saltimbanque le fouilla pour trouver une dague, un bout de papier assez énigmatique et une bourse de 90 couronnes.

Mais avant d'avoir finit, une patrouille occupait la rue et interpellait les habitants à la recherche de gens sur les toits. Léo décida de chercher un moyen d'accéder à la rue de l'autre côté, mais chuta lourdement dans la charrette de foin qu'il visait. Sonné, il se retrouva encadré de gardes quand il s'extirpa du foin.

- Qui êtes vous ? Que faisiez-vous en chemise et armé sur le toit? Vous vous battiez?

- chef, il a les mains pleines de sang!

- hein, hic… euh hic! J'suis tombé ! beuh… dis Léo en titubant comme un ivrogne.

- vous venez de l'auberge au "Ruffian" non? Bon allez, emmenez-le à l'auberge. On va éclaircir cette histoire."

Les gardes impériaux ramenèrent le bateleur qui feignait l'ivresse à l'auberge où le tenancier était interrogé par d'autres gardes.

Entretemps Riptalc était repassé du toit à la chambre et descendait l'escalier que des gardes gravissaient pour atteindre le toit. Après les avoir laissé passer il rejoignit Léo et les gardes qui venaient de trouver les 90 couronnes sur lui.

Leurs tentatives d'explications étant douteuses, les gardes les accompagnèrent à leur chambre où ils réveillèrent le nain:

- Oh non, gémit le nain en s'asseyant, qu'est ce que vous avez encore fait? Je vous avais dit de vous coucher et de ne pas vous balader sur les toits… oh zut, c'est pas vrai !"

Deux gardes furent envoyés par la fenêtre pour inspecter le toit.

Léo abandonna alors son rôle d'ivrogne pour prendre le parti de la vérité et le chef de la garde sembla plutôt enclin à croire cette nouvelle version.

Les gardes revinrent dans la chambre et informèrent leur supérieur de la présence d'un corps sur le toit de l'autre côté de la rue et redescendirent afin d'aller y voir.

- Bien, bien, ce genre d'histoire est malheureusement courante dans la ville. Les provinciaux sont vite repérés et suivis. Et puis quelle idée de ne pas verrouiller sa fenêtre! Se moqua le chef. On va quand même attendre que mes hommes récupèrent le corps.

- chef, Bertoldo Vasari ne dévalisera plus jamais personne, déclara un garde en revenant.

- bien, cette affaire est réglée, il ne me reste plus qu'à vous remettre les trois couronnes de récompense pour Bertoldo. Et soyez plus prudents.

- est-ce que vous pourriez me dire ce que c'est que ce papier? Demanda Léo.

- où avez-vous trouvé ça?

- dans la poche du voleur.

- et bien tout ce que je peux vous dire c'est que le dessin de la feuille de figuier est le signe de reconnaissance du clan Valentina, auquel Vasari était plus ou moins lié. Les mots numérotés sous le mois de Sigmarzeit ne me disent rien du tout, désolé."

Le reste de la nuit se passa sans autre incident.
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MessageSujet: Re: une éuipe dans les Balkans   une éuipe dans les Balkans Icon_minitimeMer 17 Juin 2009 - 21:54

Au matin, après un petit déjeuner gargantuesque que leur servit l'aubergiste en compensation des péripéties de la nuit, ils se rendirent sur la Reiksplatz. Ce lieu leur avait été indiqué par l'aubergiste comme l'endroit où se réunissaient tous les sans emplois et tous les employeurs de Nuln.

Après une heure de marche par les avenues de la ville ils arrivèrent sur une place noire de monde. Là se trouvaient toutes les personnes qui cherchaient de la main d'œuvre dans des postes comme gardiens, escorteurs de personnes, de bétail, de marchandises, dockers, déménageurs, membres d'équipages, cuisiniers, serveurs pour banquet ou fête, ouvriers de tout genre, la plupart de ces emplois étant temporaires.


C'était exactement le genre d'emplois que cherchaient à fuir les trois jeunes gens en venant à Nuln.

Mais au centre de la place se dressait un énorme orme sur lequel était épinglé des centaines de notes, billets et affiches beaucoup plus particulières.

Après en avoir fait le tour, les trois aventuriers avaient repéré quelques annonces intéressantes.

Ils se décidèrent finalement pour celle qui paraissait émaner du plus fortuné.

Ils se rendirent en calèche dans le quartier résidentiel de Nuln et se présentèrent à la résidence du conseiller Holdenhaller où ils furent reçus avec égards et civilités. Le conseiller leurs fit part de la mission : reprendre une pierre à un clan de voleurs qu'il avait engagé pour l'acquérir en son nom. Evidemment la discrétion s'imposait ! ce clan résidait dans un complexe de caves et d'égouts aménagés, qu'il se partageait avec deux autres clans. Le richissime conseiller leur fit aussi part de ce que cette pierre avait la réputation d'être maléfique et d'être liée à Nurgle, le dieu de la putréfaction, mais évidemment des gens intelligents ne devaient pas croire ce genre de superstitions! Ils passèrent l'après midi à s'équiper aux frais du conseiller et furent grassement nourris.

A la nuit tombée ils furent conduits dans le quartier des docks devant une porte donnant sur les égouts aménagés.

La porte s'ouvrit sans résistance, sans piège et sans gardes! La pièce derrière avait été retournée et pillée. En cherchant avec difficulté à pousser une armoire, les trois explorateurs découvrirent un passage bas dans la roche. Mais ce passage, après de nombreuses circonvolutions parcourues baissé pour le nain et à quatre pattes pour l'humain, les menèrent sous un quai au bord du fleuve. De retour dans la pièce dévastée ils gagnèrent une autre salle dévastée où gisaient cinq cadavres dépouillés dont deux portaient le symbole du clan Valentina et avaient le teint basané des Tiléens, puis une autre salle avec des cadavres. L'enfilade de couloirs et de salles était du même acabit. Puis ils trouvèrent un agonisant du clan Nulnois qui, une fois qu'ils lui donnèrent le mot de passe fournit par Holdenhaller, leur expliqua que le clan Valentina les avaient attaqué après que Kurt Holger, le chef des Schatzenheimer de Nuln, ait ramené une étrange pierre. Quand ils lui montrèrent le billet trouvé sur Bertoldo Vasari, le mourant l'identifia comme une liste de mots de passe du clan Valentina.

Le brigand achevé, ils continuèrent leur chemin jusqu'à une porte verrouillée qui s'ouvrit sur des gardes après avoir annoncé le mot de passe. Ils s'engagèrent alors dans les galeries du clan Tiléen et rencontrèrent ses membres en train d'évacuer de la marchandise dans de petits chariots. Nos héros furent immédiatement réquisitionnés, en se faisant copieusement traiter de tire-au-flanc au passage, mais le nain réussit à se soustraire à la tâche en simulant l'excès de boisson et fut consigné dans un dortoir.

Le halfling et le saltimbanque apprirent, en aidant à charger les tonneaux et caisses, que le chef du clan, Emilio Valentina, avait récupéré une splendide pierre sur le corps de Kurt Holger juste avant que les tunnels ne soient agressivement envahis par les membres d'une secte. C'est cette invasion qui avait provoqué la fuite du clan.

Les deux amis réussirent à s'éclipser quand ils surent où se trouvaient les appartements d'Emilio. Mais une fois que Rorangrom les eut rejoints ils tombèrent sur le garde du corps du chef nulnois : Sébastiano, un colosse bien armé qui avait pour consignes de ne laisser passer personne. Finalement ils réussirent à le convaincre de passer outre ses consignes au vu de la situation et de l'anormale durée qui s'était écoulée depuis que le patriarche s'était retiré. Dans le luxueux bureau d'Emilio ils remarquèrent que des livres trainaient par terre. Riptalc quant à lui, repéra une trainée de sang en travers de la pièce, de la porte de la chambre à la bibliothèque. Sébastiano se rua dans la chambre.

Le corps décapité d'Emilio y gisait dans une mare de sang.

Une fouille révéla non seulement que la pierre n'était pas là - le contraire eut étonné - , mais également que la tête du chef de gang avait été emportée par le tueur. Le garde de corps affolé, se rua hors des appartements, en hurlant. Le groupe en profita pour examiner la bibliothèque où s'arrêtait la trace de sang. Riptalc eut tôt fait de trouver le mécanisme et les trois s'engouffrèrent dans un couloir sombre derrière en suivant les traces de sang.

Plusieurs bifurcations se présentèrent dans les galeries brutes qu'ils parcouraient. Mais Rorangrom n'hésitait pas, même si le sang s'était tari. Cependant, au bout d'un moment, le nain les arrêta :

- zut! Il a faillit m'avoir, s'exclama t-il, ses traces reviennent dans l'autre sens, il a du revenir en arrière et se cacher dans un autre couloir, ou alors il a fait une fausse piste… demi tour!"

Il examina attentivement chaque croisement avant de déterminer la direction. Au bout d'un long moment ils arrivèrent à un panneau en bois qui bloquait le passage.

- Aaah! La sortie messieurs, s'exclama le nain.

- t'as pas l'impression que c'est l'arrière de la bibliothèque? Demanda le halfling moqueur. Y a même la traînée de sang et nos traces de pas. On est revenu en arrière. En fait ce que tu as pris pour un piège était simplement les pas du tueur, il fallait bien qu'il vienne un première fois pour surprendre le chef du clan…

- bah… mais…

- Oh le boulet, c'est pas vrai! Soupira Léo. Et pendant ce temps il a largement eut le temps de se barrer."

Ils retournèrent, maussades, sur le lieu de leur demi tour et continuèrent. En arrivant à une bifurcation de plus, Riptalc stoppa net :

- je sens un très grand danger, dans le couloir de gauche.

- ça tombe bien on prend à droite. Rigola le nain.

- c'est quoi ce truc ? Demanda Léo en examinant le sol.

- on dirait que le gars avait plus de lumière, il s'est cogné dans le mur.

- mmh, mais il s'est mit à courir non?

- regardez, c'est quoi toutes ces petites traces? Fit remarquer Rorangrom. On dirait…

- y'a un bruit à gauche, y'a un truc qui vient, faut s'tirer. Haleta le halfling.

- des rats, c'est des rats, des milliers de rats… et ils attaquent!"
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MessageSujet: Re: une éuipe dans les Balkans   une éuipe dans les Balkans Icon_minitimeMer 17 Juin 2009 - 21:57

Les trois compagnons se mirent à courir, Riptalc avait eu le temps de voir une masse grouillante arriver par le couloir, cette masse couvrait le sol sur une forte épaisseur, et les murs.

Quelques dizaines de mètres plus loin ils débouchèrent dans une petite grotte au milieu de laquelle se trouvait un chariot de mine sur des rails. Ils se jetèrent pelle mêle dedans en le poussant et atterrirent sur le corps d'un homme à moitié dévoré. Au fond du chariot se trouvait aussi une tête. Pendant que le chariot prenait de la vitesse ils fouillèrent le cadavre et y trouvèrent une pierre de la forme d'un œuf, d'un vert pâle translucide. Ils la firent glisser dans le coffret que leur avait confié le conseiller Holdenhaller à cet effet et s'inquiétèrent enfin de leur destination.


Le chariot dévalait une légère pente dans un boyau qui s'incurvait à gauche. En tentant de le ralentir, puisqu'il n'y avait plus de rats en vue, Léo brisa le levier de frein. Finalement le chariot déboucha dans une salle où s'arrêtaient les rails, sur un butoir. Les trois aventuriers sautèrent du chariot avant le choc, mais seul l'acrobate réussit à atterrir sans se blesser.

Dans la petite grotte se trouvait un autre départ de rail, ainsi qu'une table avec les restes d'un repas à peine entamé et des chaises renversées. Ils prirent le couloir où s'enfonçait la voie ferrée. Ils arrivèrent à une autre salle, beaucoup plus grande. Sur la droite un passage avait été obturé par un amoncellement de divers objets et meubles. Derrière cette barricade était posté un archer qui les interpella.

- mais vous sortez d'où vous? Vous êtes des Schatzenheimer, non? Restez pas là, vous allez vous faire avoir. Passez par le passage un peu plus loin, il est pas encore fermé."

Les trois jeunes gens passèrent à côté d'un autre chariot de mine et rejoignirent une autre salle où se trouvaient sept hommes. Le chef se présenta à eux : Huydermans, du clan du même nom. Ils étaient les derniers survivants du clan, décimé par les sectateurs de Nurgle qui avaient envahis les caves. Ils avaient tenté de fuir mais la retraite vers le fleuve était coupée par un groupe de fanatiques. Ils avaient envisagé de remonter vers l'intérieur, mais pendant qu'ils discutaient avec les héros de cette aventure une explosion fit s'écrouler la galerie qui rejoignait le quartier Valentina. Le nain, le halfling et l'humain expliquèrent alors qu'Emilio était mort, et que la route de l'autre côté était peu recommandée, à cause des rats. A l'annonce de la découverte du cadavre, le chef expliqua que le tueur était un de ses hommes. Ayant appris qu'Emilio avait fait massacrer le clan Schatzenheimer, il en avait déduit que le Tiléen voulait se débarrasser des concurrents et avait envoyé son assassin pour prendre les devants.

Personne n'aborda le sujet de la pierre.

Il s'imposa rapidement que leur seule échappatoire était de rallier la barque amarrée dans la grotte occupée par les fanatiques. Pour cela ils pouvaient utiliser le wagonnet de mine et les rails qui se trouvaient au-delà de la barricade, ils conduisaient directement à l'embarcadère du lac souterrain.

Ils se ruèrent tous hors de l'abri barricadé et essayèrent de s'entasser dans le wagon, le nain et le halfling, de trop, s'accrochèrent à l'extérieur.

Leur véhicule de fortune pris de la vitesse, quitta la grande caverne pour passer par un couloir et déboucher dans la grotte sous les quais. Au débouché de cette caverne; le chariot percuta violemment les deux hommes en robe brune et armés qui en protégeaient l'accès. Ils ne furent plus des menaces dans l'immédiat. Dans la grotte sablonneuse, le wagon, fortement ralenti, se dirigeait vers le quai en bois pendant que sur leur gauche les passagers virent un groupe de cinq robes brunes lourdement armées qui entouraient de leurs incantations un homme en robe blanche. L'homme en robe blanche était lui-même blanc. Il s'agissait d'un albinos qui, les bras levés vers la voute de la grotte psalmodiait, il était entouré d'un dense nuage de mouches.

Au centre du cercle l'air semblait vibrer. Alors qu'ils immobilisaient le wagon sur le quai, les trois aventuriers et leurs alliés de circonstances virent l'air se solidifier et y apparaître un énorme escargot dont tous l'avant du corps étaient composé de tentacules terminées par de grosses ventouses.

Ils se jetèrent tous dans la barque et coupèrent les amarres pendant que les archers, Riptalc et Rorangrim tiraient sur le groupe. Deux hommes en robe s'effondrèrent. La barque étant trop petite, quatre hommes du groupe Huydermans se jetèrent à l'eau et s'accrochèrent aux rebords. Pendant que deux hommes ramaient vigoureusement, les tireurs continuaient de cribler le groupe qui avait cessé d'incanter et encadrait le monstre gluant qui avançait vers le quai. L'albinos fut frappé en pleine poitrine de plusieurs carreaux, mais se releva péniblement pour être à nouveau projeté contre la roche par une volée. La dernière image qu'eurent les occupants de la barque, quand ils passèrent l'ouverture camouflée et rejoignirent les eaux du majestueux Reik, fut celle de l'escargot répugnant sur le quai en bois et de deux hommes en robe brune penchés sur l'albinos assis contre la paroi.

La barque rejoignit rapidement un quai et ses passagers s'égayèrent dans la nuit en se grommelant quelques vœux de bonne fortune.

L'homme, le halfling et le nain se présentèrent quelques temps plus tard auprès du conseiller. Malgré qu'il fût le plein milieu de la nuit celui-ci travaillait dans son bureau.

- vous avez réussit ? Parfait, donnez moi ça! Ses yeux brillaient en regardant la pierre une fois qu'il eut ouvert le coffret.

- si vous voulez bien me suivre." Intervint un serviteur.

Chacun des héros put garder son équipement, il leur fut remis 120 couronnes chacun et ils passèrent la nuit dans la luxe de la résidence.
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MessageSujet: Re: une éuipe dans les Balkans   une éuipe dans les Balkans Icon_minitimeMer 17 Juin 2009 - 22:02

Le lendemain matin ils profitèrent de leur fortune pour parcourir les boutiques, vendre avec difficulté leur équipement rudimentaire et acheter des armes et armures de meilleure qualité. Finalement, au vu de la qualité moyenne et du peu de variété, ils demandèrent la direction du quartier nain.

Là, les armureries ne cédaient la place qu'aux brasseries. Rorangrim ne se sentait plus de joie et voulait honorer toutes les tavernes rencontrées. Le quartier était animé, y circulait d'innombrables nains, s'interpellant joyeusement, ou pas! Mais aussi de nombreux humains et même des elfes… extraordinaire exemple de la paix instaurée par l'empire, ou de l'hypocrisie des nains, c'est selon le point de vue !

Ils visitèrent plusieurs armureries sans trouver grand-chose de se qu'ils espéraient. Ils réussirent bien à dégotter quelques articles un peu plus intéressants, mais cela restait somme toute limité.

Léo, passablement blasé, laissa les deux petites tailles et s'engouffra dans la taverne voisine où il paya une tournée générale. Fort de sa générosité il posa ensuite une question à la ronde :

- est ce que quelqu'un pourrait m'indiquer la meilleure armurerie de la ville ?

- Oui, se leva un vieux nain, c'est celle de mon père, je peux vous y mener…

- C'est celle de mon frère, elle est toute proche…

- Il est notoire que l'armurerie de mon cousin est la meilleure de l'empire…

- Vous tombez bien, je possède la meilleure armurerie et même l'empereur vient s'y approvisionner, incognito…"

Une jeune femme armée d'une épée et en tenue de cuir s'approcha d'un Léo abattu.

- je me nomme Ophélia, je suppose que tu cherche une armurerie correcte et qui fournisse de l'équipement pour un humain, suis moi."

En sortant ils tombèrent sur Riptalc et Rorangrom et, après les présentations, se rendirent ensemble sur la place centrale du quartier et entrèrent dans une grande armurerie.

Cette armurerie avait effectivement du matériel plus adapté à leur proposer et ils négocièrent longuement avec le vieux nain qui trônait derrière un comptoir et ses deux fils pour finalement accéder à une autre pièce dans laquelle se trouvaient les pièces moins courante. Les quatre clients eurent tôt fait de dépenser l'argent qu'ils avaient. Même si Rorangrim faillit se faire expulser du magasin après sa tentative de marchandage et d'intimidation.

Les trois compagnons et leur nouvelle amie retournèrent sur la Reiksplatz pour découvrir une nouvelle affiche sur le tronc de l'orme : un noble cherchait des aventuriers.

L'auberge du rendez vous étant sur la place même, ils s'y rendirent. Dans la salle commune pleine ils aperçurent un homme bien mis assis seul à une petite table au fond. Ils se dirigèrent immédiatement vers ce quarantenaire.

- nous venons pour l'annonce.

- ah? Bien! Si vous voulez bien patienter". L'homme se leva, traversa la salle et montât l'escalier. Il revint au bout de quelques minutes et leur fit signe de le suivre. Ils furent présentés au vicomte Hans von Bechenhauch dans le petit salon de la suite qu'il occupait. Le jeune homme, hautain et froid attendait visiblement qu'ils le saluent. Il les examina en silence avant de les interroger sur leurs compétences militaires. Malgré ses doutes en leurs capacités au vu de leurs âges et apparences, il se résolut à leur exposer la mission. Il n'avait pas le choix et devait faire vite, leur expliqua-t-il.

Ils devaient se rendre ensemble dans la forêt du Stirland afin d'arracher sa sœur des griffes des hommes bêtes qui y habitaient. Depuis des années ces monstres avaient établis un camp au cœur de la forêt et se contentaient de voler quelques moutons, mais brusquement ils venaient d'enlever Elsa et exigeaient une rançon.

Son père, Manfred von Beckenhauch, comte de Schiessendorf, l'avait envoyé en urgence recruter des mercenaires à Nuln car ses gardes étaient partis réglés des problèmes à la frontière du comté.

Ils seraient payés 100 couronnes chacun plus 10 pour chaque tête d'homme bête.

Les quatre aventuriers acceptèrent la mission. Rendez-vous fut donné le lendemain matin afin d'embarquer pour le bourg de Schiessendorf.

Léo prit une chambre dans l'auberge même, le Lys d'Or, mais au vu des tarifs pratiqués les trois autres cherchèrent ailleurs. Un peu plus coutumiers de la ville qu'à leur arrivée, ils trouvèrent une chambre dans une ruelle adjacente.

Pendant que Léo partait à la célèbre université de Nuln afin d'éclaircir certains points qui le perturbaient, Rorangrom, Riptalc et Ophélia décidèrent de s'occuper d'une autre annonce, une de celles qu'ils avaient repérées la veille. Il s'agissait d'une récompense pour tout renseignement glané sur une certaine Brigid Ballifonse, apparemment disparue. Les trois compères interrogèrent alors des tas de gens au petit bonheur la chance, pour finalement apprendre que les Ballifonse étaient une famille de très riches commerçants qui logeait dans le quartier bourgeois.

Sur place ils apprirent que la fille du marchand avait disparu depuis plusieurs jours, alors qu'elle devait se marier quelques semaines plus tard. Mais beaucoup de gens évitaient de leur répondre ou colportaient des ragots peu probables et inspirés par la jalousie envers toute famille qui s'était enrichie : fugue, entrée dans les ordres, le fils et la fille ne sont qu'une seule et même personne, prostituée par son père, séquestration par un père abusif, inceste, passion inavouable contre nature, dans l'armée déguisée en homme, perversion malsaine, nymphomane réfugiée en maison close, maladie honteuse, accident, suicide, meurtre familial, vendue par son père à un seigneur du sud, adepte du chaos, culte satanique avec sacrifice...

Ils eurent la chance de rencontrer une jeune fille qui se dit la meilleure amie de Brigid et leur expliqua que personne ne la retrouverait jamais. Elle avait fuit un mariage arrangé entre sa famille et un vieux noble ruiné. Ce vieux noble était celui qui avait signé l'annonce, remarquèrent nos trois compagnons. En questionnant la jeune fille ils apprirent que Brigid avait fuit avec un jeune homme de la noblesse qui de ce fait devait probablement lui aussi être recherché par sa famille. Elle n'avait même pas donné d'indice à sa meilleure amie sur le jeune homme qu'elle fréquentait en secret, et encore moins leur destination, aussi était-il peu probable de la retrouver.

Le nain, le halfling et l'humaine décidèrent d'aller voir le futur époux afin de lui rapporter ces nouvelles.

Le quartier où vivait le duc Fiedal van Borenborg était ancien, mais seule sa maison ressemblait à une ruine. Après les avoir introduit dans un sombre hall vide et poussiéreux, le vieux majordome les conduisit à l'étage dont les murs nus portaient les traces de tableaux disparus.

Le duc était un vieillard, assis à une table en bois dans sa chambre. Il leva les yeux et regarda les arrivants avec curiosité.

- vous m'amenez des nouvelles de ma douce promise ?

- oui nous savons ce qu'il est advenu d'elle.

- merveilleux, nous allons fêter cela. Il se leva et se saisit délicatement d'une belle bouteille dans son armoire. Je suis désolé mais je n'ai que deux verres, on fera avec n'est ce pas? Allez-y, dites moi où est ma fiancée? Dit-il après avoir précautionneusement versé quelques rasades d'un alcool ambré dans les verres.

- Et bien elle est partie avec un jeune noble car elle ne voulait pas vous épouser. Attaqua Ophélia de but en blanc.

- quoi? Bon, mais vous savez où elle est ?

- Non, en fait elle n'a donné aucune destination.

- combien vous voulez pour me dire où elle est? Demanda le duc.

- on ne sait pas, insista Rorangrom, et à mon avis personne ne la retrouvera.

- elle a prit ses précautions pour ça, précisa Ophélia.

- Combien pour la retrouver? Si c'est une question de prix ça ne pose pas de problème…

- Mais vous ne comprenez pas, on a rencontré la meilleure amie de Brigid et elle nous a expliqué tout ça… intervint Riptalc.

- C'est absurde et impossible, si c'est pour me dire des choses pareilles… Le vieil homme reprit le verre sur la table et reversa précautionneusement le liquide dans la bouteille.

- sortez d'ici, vous êtes encore de ces gredins qui espèrent me soutirer de l'argent en inventant n'importe quelle billevesée.

- ah non, là c'est vous qui faites de la mauvaise foi pour ne pas nous payer, s'énerva le halfeling, vous avez écrit cinq couronnes pour tout renseignement.

- dehors! Malandrins, mécréants…

- allez venez, laissons tomber ce vieux crouton, bougonna le nain".

Riptalc sorti sa fronde alors que les autres quittaient la pièce et il se mit à la faire tournoyer. La pierre ronde vint pulvériser la précieuse bouteille devant Fiedal, qui se mit à hurler en tentant de récupérer le précieux liquide qui coulait de la table au sol. Le halfeling, riant aux éclats, dévala les escaliers et percuta ses compagnons interrogateurs. Ils se retrouvèrent dehors après que Riptalc, au passage, ait lancé une couronne au majordome réprobateur.
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MessageSujet: Re: une éuipe dans les Balkans   une éuipe dans les Balkans Icon_minitimeMer 17 Juin 2009 - 22:13

Viens d'entrer en scène Ophélia, mon quatrième joueur, c'est un spadassin féminin, humaine.

En fait Flo avait créé un perso au début pour me permettre de me refamiliariser avec Warhammer (6 ns que je n'y ai plus joué, et jamais masterisé, surtout que les règles ont changées, c'est Warhammer 2 maintenant !), et de voir comment fonctionnait le processus de création aléatoire : un bateleur, saltimbanque humain, mais le bateleur ne convenait pas à notre Flo adoré.

Donc il avait recréé un personnage, qu'il avait longuement sélectionné, en même temps que les deux autres joueurs: une jeune femme spadassin. Mais après la première soirée Flo a demandé au MJ l'autorisation de reprendre son premier personnage (autorisation accordée dans ma grande magnanimité!). Bon Flo tu te décides !

Le nouveau joueur, arrivé après quelques parties, à simplement reprit le personnage que Flo avait fait en deuxième création : la spadassin, rebaptisée Ophélia (Flo l'avait appelée Wilfrid !?!??).
(C'est marrant j'ai un prénom qui me vient à l'esprit sans raison : Aurore, allez savoir !)
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MessageSujet: Re: une éuipe dans les Balkans   une éuipe dans les Balkans Icon_minitimeMer 17 Juin 2009 - 22:24

Mea culpa, Crying or Very sad

Tout à la joie de la création de ce nouveau lieu consacré à Warhammer, je me suis précipité et ai écrit "une éuipe" au lieu de "équipe" dans le sujet.
Promis je ferai acte de contrition et m'autoflagellerai Mad
(à moins que je ne demande à Flo! geek )
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MessageSujet: Re: une éuipe dans les Balkans   une éuipe dans les Balkans Icon_minitimeVen 19 Juin 2009 - 13:40

Pendant ce temps Léo s'était rendu à l'autre bout de la ville, à l'université. Certains points du récit du vicomte Hans von Beckenhauch lui semblait inhabituels : les hommes bêtes avaient établis un camp, alors qu'ils étaient connus pour être itinérants. Ils s'étaient contentés de voler quelques moutons alors que de nombreux récits faisaient foi de massacres de villages entiers. Ils demandaient une rançon alors que les hommes bêtes étaient réputés pour leur manque de réflexion et d'intelligence. Le bateleur soupçonnait que ces hommes bêtes devaient être dirigés par quelqu'un, voire n'être qu'un prétexte.

En questionnant des étudiants il lui fut répondu que pour avoir des renseignements sur la forêt du Stirland, le mieux était de s'adresser à la mairie, au cadastre. Par contre sur la question des hommes bêtes, le doyen était le plus compétent.

En attendant que celui-ci ait terminé son cours, Léo se rendit en face, au palais de justice. Il y signala que les membres d'une secte maléfique se terraient sous la ville. Evidemment il se retrouva très vite emmené à la tour prison, vestige du premier château, construit sur l'île au centre du Reik. Il fut interrogé par un officier sur les combats qui opposèrent les bandes de contrebandiers. Rapidement il se retrouva face à un répurgateur qui le questionna sur la secte et ses motivations. Léo réussit habilement à se dépêtrer de cet interrogatoire et grâce à ses talents de baratineur convainquit les forces de répressions qu'il n'était là que par hasard et tout à fait étranger à tout cela.

Il fut expulsé sans ménagement de la tour et arriva en retard à la sortie du cours du doyen.

Le jeune bateleur se présenta au bureau du doyen qui le reçu avec amabilité.

- Je voudrais des renseignements sur les hommes bêtes et leur comportement. Commença Léo après les amabilités d'usage.

- Houlà, comme vous y allez jeune homme, sachez qu'il y a presque autant de sorte d'homme bête que d'hommes bêtes. Quant à leur comportement c'est la même chose, il dépend de leurs antécédents.

A l'origine les hommes bêtes sont issus du nuage de poussière du chaos qui se répandit sur le monde quand les Slanns échouèrent à fermer les portes des dimensions qu'ils avaient ouvertes dans le Nord.

Ce nuage provoqua le mélange entre les hommes et les animaux et donna naissance à toutes les créatures hybrides possibles. Par la suite ces créatures se sont regroupées et se sont reproduites.

Depuis la poussière du chaos s'est déposée, s'est amalgamée parfois, et il est des lieux qui sont fortement pervertis. Certains hommes bêtes ont commencés leur vie en tant que gens normaux mais ils ont subis un nombre plus ou moins important de mutations, pour des raisons assez obscures d'ailleurs, probablement liées à des lieux où le chaos s'est concentré. Certains ont subis ces mutations volontairement d'autres en sont les victimes innocentes.

- Ont m'a parlé d'hommes bêtes établis dans une forêt.

- Cela est peu probable, les hommes bêtes se regroupent en bandes de guerre itinérantes et vivent de pillage, de rapine, et font la guerre à tous ceux qu'elles rencontrent.

- et que pensez-vous d'hommes bêtes, vivant en un même lieu, volant occasionnellement des moutons ? Demanda Léo.

- Je n'ai jamais entendu ce genre de chose. Où cela se passerait-il ? interrogea le vieil homme intéressé.

- Dans la forêt du Stirland apparemment.

- Mais c'est à côté ! s'exclama le doyen. Non ce n'est pas possible ! Cela supposerait une organisation complexe et une base fixe. En plein cœur de l'empire ce n'est pas possible.

- Et des hommes bêtes qui enlèveraient une jeune femme et demanderaient une rançon ?

- Non plus, jamais entendu parler, et puis ça ne correspond pas au comportement général des hommes bêtes, un enlèvement ! Ils auraient massacré la jeune fille et l'auraient dévoré plutôt !... ou alors…

- Quoi ? Vous pensez à quelque chose? Demanda le saltimbanque.

- Mmh, non. Mais il est possible que les hommes bêtes soient contrôlés par un guerrier du chaos, ou un mage… mais c'est peu probable par ici.

- Tout ce que vous me dites ne fait que conforter les doutes que j'avais sur cette histoire. Merci à vous !

- Mais tout le plaisir est pour moi. Vous savez si cela vous intéresse vous pouvez très bien vous inscrire à l'université et venir assister à mes cours.

- je vais y réfléchir. Déclara Léo avant de prendre congé.
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MessageSujet: Re: une éuipe dans les Balkans   une éuipe dans les Balkans Icon_minitimeMar 30 Juin 2009 - 11:01

Il y a eu un long silence sur les aventures, désolé pour les rares qui éventuellement me liraient...
(comment prêcher la fausse modestie dans le but de s'attirer des réponses flatteuses !)
mais bon, le Kosovo c'est quand même un peu de travail, d'activités, de missions, d'impératifs... mais là ça a surtout été une grosse fainéantise de ma part...
Bon aller, maintenant que c'est dit, me voilà obligé de mettre un coup et de continuer ce récit !
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MessageSujet: Re: une éuipe dans les Balkans   une éuipe dans les Balkans Icon_minitimeMar 30 Juin 2009 - 11:02

Le lendemain matin à l'aube les quatre jeunes gens embarquèrent avec le vicomte sur le Reik.

Leur employeur se retira immédiatement dans les appartements de la dunette. Riptalc et Léo entreprirent de lier connaissance avec les marins.

Ils apprirent ainsi que Hans von Beckenhauch avait loué ce navire pour l'occasion. Ce n'était pas la première fois qu'il le faisait et l'équipage le connaissait donc, ainsi que son père.

Manfred von Beckenhauch, comte de Schiessendorf, avait été chevalier panthère à Midenheim et, en récompense des services rendus, s'était vu élevé au rang de comte et offrir la terre de Schiessendorf par l'empereur lui-même. Depuis le vieil homme avait fait fructifier ses terres en développant avec succès l'élevage de chevaux, menant son comté avec dureté, trop même selon la population car les exécutions étaient courantes. Même avec sa famille il était dur, d'ailleurs la mort de sa femme, dix ans auparavant, était sujette à rumeurs; il l'aurait frappée un peu trop fort lors d'un accès de colère. Il se racontait que, cependant, sa fille était tout l'inverse, elle était proche du peuple et était la seule à oser tenir tête à son père, ce qui donnait des scènes qui terrorisaient le personnel du manoir. Certains racontaient même que Elsa von Beckenhauch quittait parfois la demeure familiale vêtue comme une paysanne, et allait prévenir les gens qui avaient attiré les foudres de son père, où aidait ses victimes ou leurs familles.

Le jeune vicomte avait la réputation d'être falot, totalement dans l'ombre de son père qu'il vénérait, vénération à sens unique malheureusement pour lui. Le peuple craignait Manfred, aimait Elsa et riait de Hans, malgré sa cruauté hautaine. Les gens le voyaient comme un jeune homme fade sans aucun caractère, qui ne faisait que copier son père en espérant un signe d'appréciation de sa part.



Le navire s'amarra à la nuit tombée à un quai animé entouré d'une riche bourgade. Le jeune vicomte débarqua, monta à cheval et, sans un mot pour les aventuriers, s'éloigna.

- présentez-vous au château à l'aube, indiqua le majordome avant de suivre son maître, je vous souhaite une bonne nuit !

- mais quel pédant ç'ui là ! s'exclama le nain. On est pas assez bien pour lui ?"

Les quatre jeunes gens s'installèrent dans une des trois auberges du bourg, tout à fait convenable, et tentèrent de se mêler aux conversations. Mais ils n'apprirent pas grand chose sur la famille dirigeante, les gens restant très méfiants à leur égard. Rorangrom, énervé de voir les clients attablés éluder ses questions, monta sur une table et harangua la salle :

"Je suis Rorangrom ! Célèbre guerrier nain requis par le comte pour libérer sa fille des hommes bêtes. Il faut que vous me communiquiez les informations que vous avez glanées sur cette affaire. Sinon ça va m'énerver!"

Il n'obtint que des rires à peine dissimulés et des regards désapprobateurs, la plupart des clients étant des mariniers parcourant le Reik, habitués à voir de tout.

Cependant la disparition de la jeune femme était le sujet de nombreuses conversations et ils apprirent quand même quelques faits nouveaux : personne n'était sûr qu'il y ait des hommes bêtes dans le coin, même si des vols de nourriture, de bétail et des traces bizarres étaient relevés. Il se murmurait que le comte utilisait ce prétexte pour cacher le meurtre de sa fille lors d'une de leur querelle, réitérant ainsi les événements d'il y a dix ans.



Le lendemain Rorangrom boudait toujours quand ils se présentèrent chez le comte. Ils furent conduits dans une grande salle froide au centre de laquelle se trouvait une grande table en chêne pleine de victuailles. Au bout de cette table trônait un homme aux cheveux et à la courte barbe grise. Il émanait de lui une autorité et une force naturelles qui trahissaient l'homme habitué à être obéit sans discussion. Après un rapide regard il s'adressa à eux tout en continuant à manger son petit déjeuner :

- vous avez été recrutés pour m'aider à libérer ma fille. Elle a disparu il y a plusieurs semaines, nous croyons qu'elle était morte mais venons de recevoir une demande de rançon. Il est hors de question que je négocie avec des hommes bêtes, aussi vous allez partir sous les ordres de mon fils pour ramener ma fille et châtier ces abominations. Il faut faire vite, c'est pourquoi je n'ai pas le temps d'attendre le retour de mes hommes. Si vous voulez manger quelque chose avant de partir, il vous sera servi ce que vous voulez, veuillez suivre mon serviteur."

Les quatre compagnons furent conduits dans une autre salle où ils purent rapidement se sustenter puis Hans les pressa de le suivre aux écuries pour partir au plus vite.
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MessageSujet: Re: une éuipe dans les Balkans   une éuipe dans les Balkans Icon_minitimeMar 30 Juin 2009 - 11:27

à partir d'ici le joueur qui incarne Ophélia est parti Crying or Very sad .

En effet, Alex, l'impétrant, n'est présent avec nous que tous les 15 jours. Ainsi en sera t-il du joueur d'Ophélia pendant toute cette aventure, 15 jours de présence, 15 jours d'absence !

Aussi est-ce le MJ qui prend en charge son personnage pendant ces intervalles.
Mais il reviendra ! Very Happy
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MessageSujet: Re: une éuipe dans les Balkans   une éuipe dans les Balkans Icon_minitimeMer 1 Juil 2009 - 12:56

Ainsi, Rorangrom le nain, Riptalc le halfeling, Léo le saltimbanque et Ophélia le spadassin se retrouvèrent à trotter dans la campagne impériale en direction de la forêt, en compagnie du vicomte Hans von Beckenhauch, héritier de Schiessendorf.

Ils allèrent bon train toute la matinée, malgré le fait qu'Ophélia, qui exultait d'avoir échangé son vieux cheval poussif contre un jeune et fringant coursier, était la seule cavalière confirmée, ce qui engendra quelques déboires équestres. Pour midi Hans les arrêta dans un domaine agricole où les paysans se mirent en quatre afin de les satisfaire. Il était évident pour les quatre jeunes gens que leurs hôtes étaient surtout motivés par la crainte. Le groupe se dispersa, dans le but d'échapper à la compagnie de l'imbu vicomte et pour pouvoir discuter avec les locaux. Ophélia eu la chance de rencontrer un vieil homme, assez sage, ou assez sénile, pour ne plus craindre de raconter sa vie.

Il confia à la jeune femme qu'il n'y avait aucune trace d'hommes bêtes dans la région. Même s'il était vrai que du bétail disparaissait aux alentours de la forêt. Après s'être épanché sur sa vie passée, il finit par avouer que des choses bizarres arrivaient : son petit fils, il y avait quelques mois en arrière, avait subit des transformations qui l'avaient obligé à fuir la malveillance de certains, du comte surtout. Il s'était réfugié dans la forêt, avec d'autres, où ils vivaient cachés, approvisionnés par une partie de la population. Aux questions d'Ophélia, le vieillard finit par se rappeler que son petit fils avait parlé d'une étrange pierre trouvée dans la forêt lors d'une expédition de braconnage, mais il lui avait dit qu'il n'y avait pas touché !

Ophélia prit congé du patriarche après lui avoir promis de le rappeler au souvenir de son petit fils, reconnaissable au duvet jaune qui le couvrait et au bec qui avait remplacé sa bouche.

L'après-midi se passa comme la matinée, avec quelques chutes et libertés diverses vis-à-vis des règles de l'équitation. Les cinq jeunes cavaliers arrivèrent à la nuit à l'orée de la forêt.

Hans suggéra de continuer à pied, chevaux menés par la bride.

Ils suivirent pendant plusieurs heures un petit chemin abrité par l'épaisse frondaison avant que Hans ne les arrête d'un geste et leur signale en silence une silhouette appuyée à un arbre. Ils se rendirent vite compte que cette silhouette, si elle semblait humaine, était d'une taille impressionnante. Riptalc et Léo s'avancèrent discrètement, mais l'être bondit brusquement sur le sentier, les fixa et s'enfuit. Ils eurent juste le temps de s'apercevoir qu'il avait de très grandes oreilles et tenait un véritable tronc entre ses mains.

- on est repéré maintenant, s'exclama le jeune prétentieux, chargez !"

Il se précipita dans le sentier, les autres lui emboîtant immédiatement le pas.

Le groupe déboucha dans une clairière, visiblement défrichée, occupée par des plantations potagères, céréalières et des enclos à cochons, moutons et poulets. Au centre de la clairière se trouvait une ancienne maison forestière restaurée, à un étage.

Personne n'était visible. Cependant Léo aperçut furtivement deux jeunes femmes à une fenêtre éclairée du premier étage.

L'homme aux grandes oreilles sortit par la porte principale et se mit de côté, suivit par un autre homme qui se découpait dans le contre jour de l'éclairage intérieur. Cet homme avait du se baisser et mettre ses épaules de profil pour passer la porte. Il tenait une épée à deux mains dans sa main droite.

- Chargeez ! hurla Hans, et pas de quartier ! Massacrez les tous !" mais avant qu'il ait eu le temps de s'élancer, Riptalc et Rorangrom lui avait sauté dessus et l'avait assommé.

- Bon sang, ça fait du bien ! Grommela le nain. Depuis le temps que j'en avais envie !"
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MessageSujet: Re: une éuipe dans les Balkans   une éuipe dans les Balkans Icon_minitimeVen 3 Juil 2009 - 9:50

- Qui êtes vous et que voulez-vous? Demanda le géant d'une voix rauque, pendant qu'une autre personne prenait place à côté de la porte, un individu frêle, jaune, affublé d'un bec et d'yeux ronds apeurés. Il était armé d'un battoir à grain.

- Nous cherchons à voir Elsa et ne vous voulons aucun mal ! répondirent les trois aventuriers.

- Et qui vous dit que quelqu'un de ce nom se trouve ici?

- en fait son père nous a envoyé ici, menés par son fils, celui que mes compagnons sont en train de ligoter, pour libérer sa fille que vous auriez kidnappé !

- et pourquoi n'attaquez vous pas afin de nous massacrer? Connaissant le comte c'est ce qu'il a du vous demander.

- beaucoup de choses ne paraissent pas claires dans cette histoire, et on n'aime pas se faire forcer la main !

- bon, ma foi, si vous voulez bien entrer! Mais vous ne vous formaliserez pas si je vous demande de laisser vos armes à l'extérieur!"

Riptalc resta dehors pour surveiller le vicomte et les armes. De même le colosse gris aux grandes oreilles et le fluet jaune restèrent dehors à leurs postes.

- il faut que je vous passe le bonjour de votre grand père, adressa Ophélia au passage au petit, médusé.

Une fois dans la salle commune de la maison, propre, nette et visiblement remise à neuf, l'éclairage leur permit de mieux voir leur hôte qui se présenta sous le nom de Lyon, faisant fonction d'autorité de la petite communauté vivant au ban de la société. Sa tête touchait le plafond et, même par rapport à sa taille, il était d'une musculature proprement extraordinaire. Son corps était intégralement couvert d'une fourrure fauve et or, une crinière encadrait sa tête et sa bouche s'ouvrait sur de grands crocs. Malgré sa fourrure ses puissants muscles se dessinaient à chacun de ses mouvements étonnamment fluides.

D'autres personnes se trouvaient dans la salle : un homme à quatre jambes armé d'un gourdin, un garçon au corps lisse et aux jambes unies en une nageoire, une vieille femme toute petite et toute ronde, aux membres courts, un homme avec une tête et des jambes de bouc armé d'une vieille épée courte.



Lyon donna sa version des faits quant à l'enlèvement d'Elsa : la jeune femme avait fuit son père, écœurée par sa cruauté à la suite d'une de ses incessantes et dangereuses colères. Après avoir erré plusieurs jours dans la forêt, elle avait été découverte par des compagnons de la communauté et ramenée à leur maison. Malgré quelques réticences de départ elle avait très vite sut se faire acceptée.

Mais il y avait deux jours, deux membres du groupe de mutants avaient été capturés par des hommes du comte alors qu'ils s'étaient trop approchés de la ville. L'un avait réussit à s'échapper, celui qui ressemblait à un poussin jaune, l'autre n'avait pas été revu. Lyon ne doutait pas que les méthodes de Manfred von Bechenhauch avaient du avoir rapidement raison de la résistance de ce pauvre hère, aussi envisageaient-ils de quitter leur refuge pour partir le plus loin possible, mais l'état d'Elsa les avaient retardés. En effet cela faisait plusieurs jours qu'elle souffrait d'une forte fièvre.

Il les mena à l'étage, auprès de la jeune femme. Là haut se trouvait un vieil homme avec une queue, couvert d'écailles et deux jolies jeunes femmes, siamoises, partageant le même bassin et les mêmes jambes.



Pendant ce temps, le comte Manfred von Beckenhauch et ses gardes, qui étaient rentrés en marche forcée à Schiessendorf dans la journée, approchaient au grand galop de la forêt en espérant arriver avant que le vicomte et ses mercenaires ne passent à l'assaut.

- monseigneur, il faudrait mettre pied à terre et continuer à pied dans la forêt. Observa le chef des gardes.

- quoi ? non! On n'a pas de temps à perdre. En avant !

- mais messire, à cheval sur le sentier nous serons en file indienne dans le noir, nous allons être repérés par les sentinelles et ils vont nous cueillir un par un !

- Auriez-vous peur de quelques aberrations du chaos? S'écria le comte Manfred.

- Point du tout monseigneur, mais les hommes sont fatigués, depuis hier ils vont à bride abattue sans sommeil… quelques instants de pause avant l'assaut ne seraient point de trop. Pendant ce temps nous pourrions envoyer deux éclaireurs…

- Seriez-vous un lâche? Les dieux nous aiderons et les hommes seront contents d'exterminer cette vermine, au galop! "

Le comte éperonna son cheval et s'engouffra dans le sentier, suivit de ses gardes.
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MessageSujet: Re: une éuipe dans les Balkans   une éuipe dans les Balkans Icon_minitimeVen 10 Juil 2009 - 13:58

Elsa était une très jeune femme, d'une grande beauté, malgré ses traits marqués par la fatigue et ses longs cheveux plaqués par la sueur. Même alanguie et affaiblie au fond d'un lit il émanait d'elle une détermination et une force de caractère hors du commun. Les visiteurs virent tout de suite la forte ressemblance avec son père, que n'avait pas son frère. Ses yeux brillants de fièvre se posèrent sur chacun tour à tour. Lyon lui avait saisit la main avec une très grande douceur et lui expliqua leur présence et les dernières nouvelles.

- Il n'y a pas de temps à perdre, je te l'ai déjà dit ! Aide-moi à me lever. Ordonna la jeune femme.

- mais… tenta le géant velu

- dis à tout le monde de réunir le strict minimum et de quitter la maison par derrière, intima-t-elle à l'homme bouc qui avait suivi les trois aventuriers.

Avec d'infinies précautions Lyon l'aida à descendre l'escalier. Elsa s'accrochait à lui en toute confiance. Quand leurs yeux se croisaient il s'y lisait plus que du respect, et autre chose que de la pitié.

En bas de l'escalier, Léo, Rorangrom et Ophélia retrouvèrent Riptalc qui avait calé le fils du comte, toujours ligoté, dans un coin de la salle. L'halfling était au beau milieu d'une âpre discussion entre les habitants : devaient-ils emmener tout ou partie de leur bétail?

La petite vieille toute ronde courait en rond en piaillant et en agitant ses petits bras.

- Des moutons ou des cochons vous retarderaient, intervint Rorangrom. Prenez un baluchon, une arme et dehors !

- Il ne faut pas perdre de temps, je suis sûr que les hommes du comte sont sur nos talons, observa Léo. Je suis de plus en plus convaincu qu'il ne nous a envoyé que pour vous faire subir un premier choc et pouvoir arriver ensuite avec sa troupe.

- Je t'ai déjà dit qu'il n'aurait pas envoyé son fils dans ce cas ! S'énerva le nain.

- n'en soyez pas trop certain, vu le peu d'intérêt qu'il porte à son fils, ça ne m'étonnerait pas. Précisa Lyon.

- dites, je me demandais si vous n'auriez pas des pierres un peu spéciales que vous auriez trouvées par ci par là, intervint soudain Ophélia.

- Comment ça des pierres ? demanda Lyon.

- en fait on pense que ce sont des pierres magiques qui vous auraient transformés, précisa Léo.

- Quand vous étiez en haut j'ai discuté avec le poussin, se méla Riptalc, il m'a dit qu'il n'avait pas touché à la pierre dans la forêt. Une pierre noire veinée de rouge qui émettait une sorte de pulsation de lumière rouge sombre. Et il ne saurait pas retrouver l'endroit.

- je n'ai jamais entendu parler de ça ! S'étonna Elsa.

- moi non plus, murmura la bête qui la soutenait.

- j'entends des chevaux au galop qui arrivent par le sentier! S'écria le colosse gris aux grandes oreilles en pénétrant dans la pièce.

- Ils sont déjà là, trop tard ! S'exclama Léo.

- Non, Doumo entend de très très loin. Dans combien de temps ? demanda l'homme lion à celui aux grandes oreilles.

- On a juste quelques minutes !"
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MessageSujet: Re: une éuipe dans les Balkans   une éuipe dans les Balkans Icon_minitimeVen 17 Juil 2009 - 13:46

Le nain était déjà dehors. Il se saisit de la lance sur son cheval avant de courir vers le débouché du sentier. Arrivé là, il bloqua sa lance en travers du sentier, coincée dans les broussailles, pendant que les autres se plaçaient devant la maison avec leur arc, fronde ou arbalète.

Quand le premier cheval fracassa la lance et alla rouler dans la clairière, cavalier et monture confondus, Rorangrom n'avait pas encore eu le temps de préparer son arbalète. Les deux cavaliers suivants s'écartèrent et s'arrêtèrent, mais leurs successeurs débouchèrent au galop et se ruèrent sur le groupe devant la maison qui commençait à tirer.

Le combat qui suivit fut une grande pagaille. Lyon y était redoutable. Riptalc n'eut que peu l'occasion d'utiliser sa fronde avant de fuir en rampant, blessé lors du corps à corps, il ne dut qu'à un réel miracle de ne pas se retrouver amputé d'un bras. Rorangrom se retrouva isolé, aux prises avec le cavalier désarçonné. Cependant il s'agissait du comte Manfred qui rappela rapidement au nain qu'il fut autrefois chevalier panthère. Heureusement pour son adversaire le comte avait été blessé et sonné dans sa chute.

Pendant qu'il s'acharnait sur le comte, Rorangrom s'aperçut que des gardes faisaient le tour de la maison, mais n'y put rien faire, étant aux prises avec Manfred von Beckenhauch.

L'homme a tête de bouc fut grièvement blessé, Lyon se précipita, le soutint et le fit passer à l'intérieur de la maison, où il se fit immédiatement tué par des gardes qui avaient contourné la demeure. Le nain tenta bien de passer par la fenêtre une fois qu'il eut raison du comte mais ses tentatives, vu sa petite taille, auraient plutôt fait rire dans d'autres circonstances.

Aux bouts de quelques instants, les jeunes aventuriers restèrent les derniers debout à l'extérieur, ils achevèrent le soldat coincé sous son cheval mort et entrèrent dans la maison peu de temps après Lyon qui avait enfin dégagé le corps de son camarade et se ruait en rugissant dans la salle.

- aïe, si jamais il bascule dans la frénésie meurtrière on va être mal ! murmura le nain."

Lyon tomba à genoux, Léo et Rorangrom se jetèrent sur les soldats. Riptalk avisa le serviteur de Hans qui était en train de le libérer, dans le coin. Une fois libre le jeune vicomte se précipita sur Lyon avec une épée ramassée et le frappa de toutes ses forces. Le géant poilu resta à genoux et gémit.

Les gardes furent relativement faciles à défaire, mais le vicomte était une fine lame. Il termina cependant au sol, grièvement blessé. Il s'en fallu de peu que son majordome ne soit purement et simplement executé.

Lyon se releva très lentement, le petit groupe d'aventuriers s'avisa alors que le comportement du géant était du au fait qu'Elsa avait été tuée dans le combat, beaucoup moins qu'aux blessures qu'il avait subies. Il tenait son corps sans vie dans ses bras.

Le bilan de cette rencontre était lourd. Le vicomte était mort ainsi que tous les gardes, Riptalc était blessé, et il ne restait que le vieil écailleux et les sœurs siamoises de vivant parmi les mutants, en plus de Lyon.
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MessageSujet: Re: une éuipe dans les Balkans   une éuipe dans les Balkans Icon_minitimeSam 15 Aoû 2009 - 14:36

Au dessus de la table, au centre de la pièce, une lueur apparut et s'intensifia. Dans cette lumière une très jeune et très belle femme se matérialisa, sont visage était doux, de ses grands yeux tristes coulaient des larmes. Chacune des personnes présentes savait sans le moindre doute qui était cette déesse. Elle était peut être la déesse la plus priée dans l'empire. La déesse des malheureux, des pauvres, des malades, des mourants mais aussi celle des naissances. Selon le peuple, Shallya, fille de la compassion, mère des mères, est aussi la seule déesse qui est à l'écoute des mortels.

- Ophélia, Rorangrom, Léo, Riptalc… " Sa voix était empreinte d'une grande et ferme douceur, elle serrait le cœur et apaisait l'esprit. Chacun était fasciné et se sentait touché.

- Vous êtes amenés à accomplir de grandes choses et vos destins sont exceptionnels! Murmura-t-elle. Elle continua d'une voix plus dure :

- Mais aujourd'hui et ici vous avez faillis à vos destinées. Je veillais sur ce couple à part depuis longtemps. Et vous avez tout détruit avec votre soif de violence et votre manque de jugement… Mais je veux vous aider… à réparer. Pour eux ! Vous allez vous rendre au temple de Morr et lui demander de libérer l'âme d'Elsa, de la laisser revenir. Mais jusque là vous devrez respecter toute vie, ne faire de mal à quiconque, vous comportez avec miséricorde et suivre mes préceptes. Ce n'est qu'à ce prix que vous retrouverez votre forme première."

Une fois la magnifique déesse disparue, les quatre impétrants s'entre dévisagèrent, éberlués de constater qu'ils avaient l'apparence d'orcs !

- Ah non alors ! S'exclama le nain. Ça c'est vraiment dégueulasse !

- Bon ben qu'est ce qu'on fait maintenant ?

- Où est ce qu'il y a un temple de Morr ? Demanda Ophélia.

- Le plus proche est à Nuln. Intervint Lyon qui venait de déposer délicatement le corps de son aimée sur la table. Venez ! On va y aller ensemble, ne perdons pas de temps !

- Euh non ! On va peut être attendre la nuit ! Parce que je me vois mal traverser la région dans ce corps en pleine journée. S'interposa Léo.

- Je crois qu'on a un petit problème !" Intervint Riptalc en désignant Rorangrom.

Le nain avait sorti un couteau, relevé sa barbe d'une main (d'ailleurs il n'avait jamais été vu de petit orc barbu !) et s'apprêtait à se trancher la gorge avec un grand sourire sardonique.

- Ça en fera toujours un de moins !" murmura-t-il.
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MessageSujet: Re: une éuipe dans les Balkans   une éuipe dans les Balkans Icon_minitimeDim 23 Aoû 2009 - 20:40

Les quatre orcs et le géant à fourrure avaient décidé de se rendre tout d'abord au château, qui selon eux devrait se trouver vide !

Dès la tombée de la nuit cinq cavaliers, dont un grand et deux petits, quittèrent la clairière, laissant le vieux comte agonisant et le corps d'Elsa aux mains des trois mutants restant, ou deux, selon comment on considère les sœurs siamoises.

Ils traversèrent le village sans encombre pour arriver aux grilles du petit château, grandes ouvertes sous la garde d'un homme d'arme.

Ce zélé garde prit la fuite à toutes jambes une fois qu'il eut vu à qui il avait affaire. Il disparut à travers la cour en criant à l'invasion et aux abris !

De ce fait nos héros transformés ne rencontrèrent personne malgré leur visite systématique du château. Ils en profitèrent pour s'équiper au mieux, prendre des victuailles, se couvrir à l'aide de grandes capes et, dans la chambre du comte, Léo s'empara discrètement d'une cassette contenant des bijoux.

La fin de la nuit trouva nos quatre cavaliers en train de pénétrer en catimini dans la ville de Nuln au nez et à la barbe des gardes endormis. Lyon les avait conduits à la porte de la cité qui se trouvait à peu de distance du temple de Morr. Dans le temple de Morr, désert à cette heure ci et, fidèle à son principe, toujours ouvert pour accueillir les âmes à toute heure, ils allèrent jusqu'au saint des saints, un autel composé de trois pierres différentes, noire, grise et blanche. Ils se mirent alors tous à prier après s'être demandé un instant quoi faire.

Rorangrom entendit une voix s'adresser à lui :

- Que me voulez-vous ?

- Euh… ben… on voudrait récupérer l'âme d'Elsa qui a du arriver chez vous dans la journée, Shallya nous a envoyé vous voir après que…

- Je sais, elle m'en a prévenu ! l'interrompit la voix qui résonnait même dans les pierres, mais qu'avez-vous à me proposer en échange ?

- Ben… je sais pas ! Hésita le nain un peu perdu.

- Evidemment, soupira le dieu, et bien sache que pour que je puisse laisser partir une âme de mon royaume il va falloir me donner une compensation. Vous allez vous rendre au cimetière de la porte ouest de Nuln afin d'en chasser les goules. Elles empêchent les âmes des hommes ensevelis là bas de trouver le repos et d'accéder à mon royaume ! Faites de ce cimetière un lieu de paix, ramener le en mon pouvoir et je vous laisserais accéder à l'âme de la jeune femme. Mais sache que son retour n'est pas assuré, elle a trouvé ici la paix et ne souhaite peut être pas retourner dans votre vie de souffrance et de misérables injustices. Seul l'amour de son âme sœur pourra peut être la convaincre. Une fois les goules détruites il faudra que son aimé mette toute la force de son amour dans un baiser pour que cette puissance la convainque."

Après ces mots, Rorangrom sentit que la fantastique présence s'était retirée. Il se secoua et avisa ses compagnons toujours plongés dans leurs prières. Personne n'avait entendu le dieu des morts !

Rapidement il leur transmit la teneur de la mission et ils quittèrent les lieux.

Mais en repassant devant les gardes Léo et Ophélia attirèrent l'attention du garde qui somnolait dans sa guérite et l'alarme fut donnée pendant que les cinq compagnons fuyaient à cheval vers l'ouest le long des murailles de l'ancienne capitale. Lyon distança rapidement les quatre autres qui, dans le noir, conduisirent leurs chevaux dans des tas de branchages et les firent se percuter. Ils chutèrent tous sans exception, deux chevaux se relevèrent et prirent la fuite, les deux autres avaient les jambes brisées. Derrière eux des torches agitées en tout sens illuminaient les murailles de la porte qu'ils venaient de franchir.

Ils achevèrent rapidement leurs montures et prirent la fuite, seul le nain se suivit pas immédiatement. Il prit le temps de couper un gigot dans son cheval mort !

En courant ils contournèrent la ville, se demandant où avait bien put passer Lyon. Heureusement les tours de guet et échauguettes qui parsemaient la muraille semblaient inoccupées. Au milieu des champs se trouvait un bosquet d'arbres qui se découpait sur le ciel étoilé, ils décidèrent, plus au moins d'un houleux commun accord de s'y rendre, d'autant que la poursuite ne semblait pas s'organiser.

Arrivés au bosquet, ils furent rejoints par le nain, ralenti par son quartier de viande sanguinolent, et aperçurent Lyon qui revenait avec circonspection en sens inverse. Il venait d'apparaitre au coin suivant de la muraille. Le géant velu leur fit signe de le rejoindre et disparut derrière le mur. Arrivés à l'angle de la muraille ils virent qu'un vieux mur de pierre d'un peu moins de deux mètres s'appuyait perpendiculairement à celle-ci. Le nain, au lieu de suivre ses compagnons qui longèrent le mur, décida de passer par un des endroits où le faîte était écroulé et qui laissait entrevoir des tombes et des mausolées parmi des arbres. Il rattrapa rapidement ses compagnons déjà à l'angle du mur après avoir renoncé.

Une fois qu'ils eurent longé le mur envahit de lierre et ainsi fait le tour, ils arrivèrent à une grille rouillée et entrouverte. Ce n'est qu'une fois celle-ci franchie avec précautions qu'ils retrouvèrent Lyon dans le vieux cimetière abandonné. L'aube étant en train de poindre ils décidèrent de cacher le cheval de Lyon dans les broussailles en friche et d'attendre la nuit suivante en se reposant dans une crypte.
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MessageSujet: Re: une éuipe dans les Balkans   une éuipe dans les Balkans Icon_minitimeDim 23 Aoû 2009 - 21:44

La nuit suivante, avant même de sortir de la crypte pour explorer le cimetière, ils furent attaqués par une goule. L e cimetière hébergeait six goules qui furent rapidement éliminées, surtout grâce à la puissance de Lyon, mais qui posèrent plus de problèmes à bruler. En effet, ils se rendirent compte que non seulement les goules les paralysaient en les touchant, mais que cela se produisait également quand ils touchaient leurs corps. De plus il fallait éviter de faire de la fumée. Une fois ces obstacles contournés et les corps incinérés ils décidèrent que Lyon partirait immédiatement, à la faveur de la nuit et à cheval, pour ramener Elsa à la vie au plus vite, alors que les autres, sans chevaux et un peu blessés, il faut bien le dire, se reposeraient et le rejoindraient plus tard, une fois redevenus humains.

Profitant du repos de ses compagnons, Riptalc, en bon pilleurs de tombes qu'il était, en visita quelques unes, tentant de déplacer les dalles de pierres. Mais ce cimetière n'était pas du genre à recéler de grands trésors. Il ne trouva qu'une fosse où un bijou semblait avoir quelques valeurs : un médaillon. Mais quand il voulu ressortir de la tombe il se retrouva dans un néant total. Plus de repères spatiaux, pas de sol sous ses pieds, pas la moindre lueur, il ne pouvait même pas distinguer ses doigts agités devant ses yeux.

Une voix impressionnante et forte s'adressa à lui :

- Je vous avais demandé de ramener la paix dans cet endroit, tonna la voix, et toi tu en profite pour troubler le repos des morts. Vous allez devoir refaire de cet endroit un lieu de calme et de paix, rendre le repos agréable aux vivants ainsi qu'aux défunts. Remettez tout en état, remettez tout à sa place, et peut être dirais-je à Shallya de vous rendre votre apparence première !"

Riptalc se retrouva au fond de la tombe qu'il s'empressa de quitter, de refermer, mais il décida de garder le médaillon, son propriétaire n'en avait plus besoin !

Ils durent consacrer deux jours et deux nuits au nettoyage, défrichage, ratissage du cimetière. Ils remirent aussi en place les stèles, les pierres, les murets…

Mais le troisième jour, le cimetière ayant repris un aspect fréquentable et paisible, ils commencèrent à s'inquiéter. Ils étaient arrivés au bout de leurs provisions et surtout, ils étaient toujours orcs ! Lyon avait-il échoué ? Elsa n'avait-elle pas voulu revenir ? Lyon avait-il était capturé, peut être même avait-il été tué ? Se pouvait-il qu'en trois jours il n'ait pas put rejoindre le corps d'Elsa ?

Les quatre compagnons décidèrent de quitter le cimetière dès la nuit suivante. Leur premier objectif fut e rejoindre un ensemble agricole vu à quelques lieues de là, afin d'y quérir nourriture et montures. Mais Ophélia dérangea les poules après avoir visiter le potager et Riptalc et Rorangrom ne parvinrent pas à sortir des chevaux sans les faire hennir. Ils prirent la fuite, toujours à pied et rejoignirent la forêt proche. Mais cette forêt était peu dense, plutôt un bois à la surface limitée et très fréquentée. Ils y passeraient la journée cachés avant de fuir à travers la région pour rejoindre l'autre forêt, celle du Stirland où devaient se trouver Elsa et Lyon.



à partir d'ici le joueur qui incarne Ophélia (la spadassin) est revenu !

(je ne sais pas si on peut dire LA spadassin, mais c'est mieux que spadassine, la femme spadassin ou le spadassin femme)
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MessageSujet: Re: une éuipe dans les Balkans   une éuipe dans les Balkans Icon_minitimeLun 24 Aoû 2009 - 0:30

Dès l'aube, ils observèrent les lieues de champs et de prairies parsemées de villages et d'exploitations agricoles depuis la forêt. Comment allaient-ils pouvoir traverser cette région et rejoindre la forêt lointaine au nord ? Léo suggéra de se faire une raison et de rallier les montagnes à l'est afin de les franchir et de s'installer au pays des peaux vertes, puisqu'apparemment c'était maintenant leur condition et que l'espoir s'amenuisait d'heure en heure.

Ils s'avisèrent que la région était agitée. Les paysans semblaient inquiets, sur le qui-vive et de nombreuses patrouilles à cheval parcouraient routes et chemins.

Après avoir tous dormi une partie de la matinée sous des buissons, malgré les tours de garde instaurés, Rorangrom et Riptalc décidèrent de chasser, sans se préoccuper du risque de faire des rencontres dans ces futaies sans sous bois et traversées de multiples sentiers. Ils repérèrent des traces de lapin au bout de nombreuses recherches parmi les pistes de troupeaux qui arpentaient régulièrement les bois. Les deux chasseurs trouvèrent le terrier et se mirent en devoir d'en faire sortir l'habitant en l'enfumant avec un feu de bois vert.

Léo, posté dans des buissons aux abords de l'orée, vit une patrouille s'arrêter à quelques distances puis observer la cime des arbres approximativement dans sa direction en discutant de façon animée. Après quoi les soldats dirigèrent résolument leurs chevaux vers l'observateur. Celui-ci se retira rapidement et discrètement dans le bois, réveilla Ophélia et ils se dissimulèrent du mieux qu'ils purent sous des feuilles et du bois mort.

Les hommes d'armes avaient mis pied à terre et commençaient à se disperser dans la forêt, l'épée à la main. Leurs recherches s'orientant plutôt vers une partie plus lointaine ils négligèrent les abords du bois et s'enfoncèrent rapidement entre les arbres. Néanmoins, l'un deux, moins pressé, soit par fainéantise, soit par couardise, soit par un besoin plus trivial, resta en arrière et, par un malencontreux hasard, se dirigea sur le tas où se dissimulaient la spadassin et le saltimbanque. Au moment où le garde allait marcher sur elle, Ophélia se redressa et lui enfonça sa dague à travers le menton jusque sous le casque.

Pendant ce temps les deux chasseurs, un lapin à leur actif et tout à fait détendus, pensaient revenir vers leurs compagnons, mais par un sentier qui les envoyait à l'opposé. Ils se rendirent compte de leur erreur en arrivant à l'orée du bois et en voyant le Reik devant eux. Inquiets sur la fiabilité de leur sens de l'orientation, ils tentaient de revenir sur leurs pas depuis un long moment quand Rorangrom sentit une épée lui passer au dessus de la tête juste après que Riptalc lui ait signalé ressentir un danger imminent : le soldat caché derrière l'arbre avait frappé à l'aveuglette, croyant avoir affaire à un être de taille humaine. Un autre garde surgit de leur droite et le combat s'engagea. L'homme face au nain s'affola en se rendant compte qu'il avait raté un coup si facile et qu'il se trouvait au corps à corps avec un nabot orc. Rorangrom lui fracassa la jambe pendant que Riptalc lui enfonçait une bille d'acier dans le sternum à l'aide de sa fronde.

Un troisième homme surgit de l'autre côté du sentier, suivit d'un quatrième, mais Ophélia et Léo, courant pour porter secours à leurs compagnons, venaient de les rattraper après avoir déjà occis un soldat attardé. Le combat tourna vite au désavantage des hommes d'armes malgré l'arrivée tardive d'un autre de leurs compagnons. Rorangrom et Riptalc s'acharnèrent à les achever, puis ils entreprirent de les dissimuler après les avoir dépouillés.

- Je crois qu'on en a eu que sept, et ils étaient huit ! s'inquiéta Léo.

- Si le dernier arrive à fuir, on va avoir tous les gardes de la région sur le dos! Remarqua Ophélia.

- Et ben, il faut se dépêcher de le trouver, c'est tout ! dit le nain en haussant les épaules.

- Leurs chevaux sont restés à l'orée du bois, précisa Léo, c'est là qu'il va aller. Vite !"

Ils rejoignirent rapidement l'endroit et, quelque peu rassurés, trouvèrent huit chevaux. Ils montèrent rapidement une embuscade, les tireurs dans les arbres de la forêt, les deux autres dans des buissons à proximité des montures. Mais il s'en fallu de peu que, quelques instants plus tard, le dernier garde ne leur échappa. Ils réussirent à l'abattre in extrémis alors qu'il s'était emparé d'un cheval et le lançait au galop.
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MessageSujet: Re: une éuipe dans les Balkans   une éuipe dans les Balkans Icon_minitimeLun 24 Aoû 2009 - 19:47

Ils s'empressèrent de mettre les sept chevaux récupérés à l'abri des arbres.

- Maintenant ils vont voir arriver le cheval du gars, tout seul, et ça va pas être bon !

- Parce que tu crois qu'ils vont savoir d'où il vient ? ironisa le nain, et le cheval racontera rien ! Le temps qu'ils cherchent il fera nuit et on sera partis. D'ailleurs on pourrait utiliser le fleuve pour atteindre la forêt suivante et après la remonter vers l'est !

- Vers les montagnes et rallier les orcs ? demanda Léo.

-

- C'est pas une bonne idée ton fleuve, commenta Ophélia. Il faut un bateau ! Comment tu abordes un bateau en plein fleuve quand t'es à pied? Et sur un bateau on va être très visibles et sans abri. Non moi je dis qu'il faut attendre la nuit et traverser la plaine à cheval.

- Encore ces cochonneries de chevaux, murmura Rorangrom."

Riptalc aprouva son commentaire d'un regard triste et résigné.

Ils restèrent cachés le reste de la journée, inquiets et attentifs aux mouvements de troupes qui s'intensifiaient. De voir un cavalier isolé filer au galop vers le nord, puis on autre vers le sud les perturba au plus au point. Ils pensèrent que quelque chose avait pu arriver à Lyon. Mais la nuit arriva sans que des troupes ne viennent s'engager dans la forêt. De plus le ciel s'était assombrit et l'orage menaçait. Ils partirent à cheval, le nain et le halfeling attachés sur les selles, ce qui ne les empêcha aucunement de se retrouver couchés sur l'encolure ou suspendus sous le ventre de leur monture. Ils avancèrent rapidement à travers la région, évitant les villages et se dissimulant à l'approche de patrouilles. Ils passèrent la nuit ainsi, par bonds de zones sombres en zones isolées pour arriver avec soulagement quelques temps avant l'aube à la forêt dense et sombre du stirland. Progresser avec les chevaux dans les sous bois en friche leur fut difficile mais ils ne voulurent pas les laisser, contrairement à Rorangrom qui abattit le sien avec délectation d'un grand coup de hache.
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MessageSujet: Re: une éuipe dans les Balkans   une éuipe dans les Balkans Icon_minitimeSam 29 Aoû 2009 - 21:15

LA SUITE LA SUITE MERCI
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MessageSujet: Re: une éuipe dans les Balkans   une éuipe dans les Balkans Icon_minitimeDim 30 Aoû 2009 - 20:11

Après quelques heures de pénible progression et de laborieuses tentatives d'orientation, le petit groupe arriva à la clairière de la maison forestière. Tout semblait calme et silencieux à la lumière de cette matinée brumeuse. La porte de la maison était grande ouverte ainsi que les enclos à bestiaux. Avec circonspection ils approchèrent de la maison avant d'y pénétrer. Rien n'avait bougé, le sang avait séché, les meubles étaient toujours retournés et brisés. Mais plus traces de corps ou de quiconque. A l'étage les meubles avaient été vidés.

- Et ben je crois qu'il ne reste plus qu'à aller voir au château si ils y sont." Conclu Riptalc.

Evidemment, au vu de leur aspect, ils attendirent que la nuit fut bien avancée pour traverser le bourg, toujours encapuchonnés, et arriver aux portes fermées du château.

- Bon on frappe ? demanda le halfling.

- A toi l'honneur ! Rétorqua Léo.

- Ah c'est malin !"

Ophélia saisit le marteau de cuivre qui pendait sur le vantail de la porte, hors de portée du halfling, et frappa.

Au bout de plusieurs minutes ils entendirent des pas. Le vasistas s'ouvrit et ils devinèrent une tête à travers l'ouverture.

- Kè ce c'est ? Kes vous voulez ?

- Nous sommes les guerriers engagés par le comte pour chercher sa fille ! Est ce qu'il est là ?"

L'ouverture se referma et ils entendirent des pas s'éloigner rapidement.

- Et là on fait quoi ? demanda Rorangrom.

- Ben on va attendre un peu, de toute façon il ne peut plus y avoir beaucoup de gardes." Le rassura Ophélia.

Quelques longues minutes plus tard, l'ouverture se rouvrit et une nouvelle voix s'exprima :

- Vous dites être les quatre engagés par le comte?

- Oui tout à fait, pour libérer sa fille, avec son fils ! S'énerva Rorangrom.

- Et quels sont vos noms ?

- Rorangrom, Léo, Riptalc et Ophélia." Répondit rapidement la jeune femme avant que le nain ne fit quelque réflexion déplacée.

Le volet en bois se rabattit une nouvelle fois sur la porte.

- Ils vont envoyer un autre gars pour chaque question ? Gronda le nain.

- Entrez et suivez moi !" Leur intima l'homme qui venait d'ouvrir la petite porte qui se découpait dans le panneau du portail.

Ils pénétrèrent à sa suite dans la cour, en prenant soin de toujours cacher leurs visages sous les cagoules de leurs capes. L'homme qui leur avait ouvert était jeune, séduisant, d'un physique robuste et d'une prestance et d'une autorité naturelle marquées. Ils leur dit de laisser leurs chevaux dans la cour car il manquaient de personnels puis les conduisit dans une salle à manger.

- Je me nomme Andrew." Se présenta-t-il puis il envoya le garde quérir un serviteur pour leur amener à manger. Après quoi il se tourna vers eux, d'un air curieux et interrogateur.

- J'en étais sûr, je l'avais deviné, vous êtes Lyon ? S'écria Rorangrom.

- Oui, mon ami, c'est moi. Sourit-il d'un air triste.

- Et Elsa ? demanda Ophélia.

- Hélas, elle est toujours dans le même état, mais au moins elle reste intacte et son corps ne se décompose pas. Je garde espoir mais ne comprends pas ce qu'il se passe !

- Et le comte ? interrogea Riptalc.

- Il est vivant, mais dans le coma."
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MessageSujet: Re: une éuipe dans les Balkans   une éuipe dans les Balkans Icon_minitimeLun 31 Aoû 2009 - 19:59

Les quatre orcs se décidèrent très rapidement à aller prier Shallya dans le temple du château.

Leur ferveur attira l'attention des puissants, mais pas forcément ceux prévus !

Rorangrom vit apparaître Shallya qui donna libre cours à sa colère face à leur échec. Elle lui confirma qu'elle avait intercédé pour rendre sa forme à Lyon, mais que pour eux la forme orc était définitive et qu'elle ferait tout pour qu'ils soient maudits à tout jamais !

Ophélia entendit la voix de Morr qui lui confia qu'il ne rendrait l'âme de la jeune femme que quand le cimetière aurait retrouvé sa quiétude, or actuellement il y avait un mort qui n'était pas en paix car un objet lui avait été prit. Et que peut être, si ils ramenaient la paix parmi les âmes des défunts, il suggèrerait à la pleurnicharde de Shallya de changer d'avis, puisque de toute façon il était plus puissant qu'elle.

Riptalc vit apparaitre un être immense, terrifiant, à la tête hargneuse et bestiale de chien couverte d'un casque ouvragé d'où dépassait des cornes. Toute son armure couleur cuivrée et luisante était finement ciselée d'étranges et inquiétants symboles. L'être et l'armure étaient rouge, d'un rouge sombre couleur de sang coagulé.

- Rejoins-moi petit être mortel, la voix faisait trembler l'âme même du halfling, voue ton existence à mon culte et tu obtiendras force et pouvoir. Massacre en mon nom, offre moi l'âme de tes victimes avec leur sang et tu seras récompensé au delà de tous tes espoirs !"

Par contre Léo fut contacté par le dieu des orcs qui lui proposa de venir le rejoindre avec ses compagnons, il avait besoin d'eux pour prendre la tête de la nation orc et conquérir le monde. Tel étaient leurs destins puisque maintenant ils étaient orcs pour toute leur existence.

Une fois leurs visions passées, chacun rapporta, avec plus ou moins d'exactitude le discours entendu.

- Qui a un objet prit au cimetierre?" Demanda Rorangrom.

Et tous se retournèrent vers Riptalc.

- Ben oui quoi, juste un petit médaillon de rien du tout qui servait à personne."

Le retour au cimetière fut rapide et sûr car Andrew les emmena dans un coche fermé. Ils remirent le médaillon en place et rentrèrent. Et ce n'est que lorsque les quatre aventuriers, toujours orcs, entrèrent dans la chambre d'Elsa que celle-ci revint à la vie.
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Philippe
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Philippe

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MessageSujet: Re: une éuipe dans les Balkans   une éuipe dans les Balkans Icon_minitimeMar 1 Sep 2009 - 11:12

Les jours passèrent, le château presque vide vivait replié sur lui-même, seul un médecin était autorisé à y entrer pour examiner le vieux comte. Shallya réapparut aux quatre compagnons pour leur annoncer que dans sa grande bonté elle leur accordait encore une chance . Ils retrouveraient leurs formes originelles si ils arrivaient à convaincre le comte Manfred von Bechenhauch de laisser la direction du comté à sa fille et s'il approuvait son union avec l'ancien capitaine des gardes, Andrew.

Les semaines passèrent, ils s'entrainaient à diverses techniques de combat, Rorangrom et Riptalc en profitèrent pour apprendre à monter à cheval. Le comte était sorti du coma mais gardait le lit, il n'acceptait de voir que le vieil homme qui avait lui aussi retrouvé sa forme humaine, de même que les siamoises étaient maintenant de belles jumelles.

Au vu de la difficulté qu'eurent les quatre orcs à convaincre Manfred de les recevoir, ils augurèrent mal de la réussite de leur mission.

- Et si on allait rejoindre le pays des orcs ? suggéra Léo, avec notre intelligence supérieure on serait les rois ! "

L'entrevue avec le comte fut catastrophique, il était borné, obtus et avait renié sa fille.

- Et si on lui faisait la peau au vieux ? demanda le nain, Elsa serait comtesse et on aurait réussi !"

D'autres semaines passèrent, petit à petit le saltimbanque, le nain, le halfling et la spadassin amenèrent le comte à changer sa vision des choses, mais cela fut un travail de longue haleine, parfois ils allaient voir le comte isolément, parfois à plusieurs.

Un jour enfin, le vieux serviteur vint leur annoncer qu'Elsa était dans la chambre du comte, sur sa demande. Le père et la fille restèrent enfermés toute la journée, se faisant amener leur repas !

Le lendemain Elsa était sortie et vint leur annoncer que son père acceptait de lui laisser le trône du comté. Il avait envoyé un serviteur auprès de l'empereur afin de demander l'autorisation de transmettre son titre à sa fille.

Il se passa encore plusieurs semaines avant qu'une délégation officielle n'arrive pour officialiser le titre de comtesse de Schiessendorf d'Elsa von Beckenhauch. Le vieux comte avait entre temps quitté la chambre. La cérémonie et les modalités d'enregistrement officiel allaient durer deux jours. Les quatre compagnons se cachèrent dans une chambre retirée du château, espérant en sortir enfin humains, nain et halfling à l'issue de la transmission du comté.

Mais dès le lendemain matin, au réveil, ils eurent la surprise de ne plus voir d'orc parmi eux. Ils avaient reprit leurs formes d'origine et purent assister aux cérémonies et à la fête qui suivit.

Ce qui n'était pas prévu et surprit tout le monde, c'est que le vieux Manfred avait aussi demandé à anoblir Andrew, ce qui fut fait et permit d'annoncer les fiançailles officielles des jeunes gens.
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